Une rentrée scolaire marquée d’embûches au Burundi

Ce lundi 9 septembre 2019 la journée a été caractérisée par la rentrée scolaire au Burundi. Des défis surtout l’insuffisance du stock des vivres dans les écoles à régime d’internat a été signalée. La fermeté de la ministre de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle  qui appelait à la lutte contre la violence basée sur le genre avec la dernière énergie, les retards des enseignants a aussi marqué cet événement national.

Depuis la matinée, les va- et-vient des élèves en tenues kaki, bleu-blanc ou noir-blanc dans tout le pays et surtout dans la ville de Bujumbura marquent bien cette journée. Mais la particularité de cette rentrée scolaire 2019-2020 c’est la régression du nombre des élèves sur certaines écoles à régime d’internat. C’est le cas du Lycée Gisenyi en mairie de Bujumbura où moins de 200 élèves seulement y ont été  accueillis. Pourtant, ce lycée dispose de dix salles de classes et trois sections : section de sciences sociales et humaines, section de langues et la section scientifique. Selon Georges Ndayihereje, préfet des études de cet établissement, cette diminution aura une conséquence positive sur l’apprentissage car les élèves ne seront pas en nombre élevé en classe. Mais chez les enseignants cela n’est pas de bon augure car  le redéploiement risque de toquer sur les portes de cette école.

A l’ouest du pays, où nos journalistes sont passés, notamment en province de Bubanza, certaines écoles à régime d’internat ont débuté cette année scolaire avec l’approvisionnement en nourriture à crédit en attendant les subsides de l’état.

La fermeté de la Ministre de l’Education fait écho

Cette rentrée scolaire a aussi été marquée par la mise en garde de la Ministre de l’Education, de Formation Technique et Professionnelle, Madame Janvière Ndirahisha à l’endroit des enseignants qui marquent des retards. En outre, elle ne mâche pas les mots vis-à-vis des enseignants qui dérapent sur l’éthique et la déontologie du métier en exploitant sexuellement les jeunes filles qu’ils enseignent. Selon la ministre, de tels enseignants n’auront pas de place cette année. « Un enseignant  qui viole une fille de sa classe c’est comme s’il le fait pour son propre enfant ». Martèle Janvière Ndirahisha

D’autres défis qui hantent l’éducation au Burundi  évoqués par la Ministre, c’est le manque des supports didactiques et le nombre élevé des élèves dans les classes. Pourtant, Janvière Ndirahisha estime que la bravoure des enseignants pourrait participer à la résorption de ces handicaps. Ainsi, elle espère que le taux de  réussite sera meilleur.  Si cet espoir du ministre de l’éducation devient une réalité, cette année le taux de réussite en général et en particulier dans les examens nationaux pourrait dépasser celui de l’année dernière. Au concours national de certification et d’orientation à l’enseignement post fondamental, édition 2019 notamment, sur 92. 407 candidats, seulement 14% ont obtenu une note supérieur ou égale à 50%.

 

 

 

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