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Un morceau de musique créé par l’intelligence artificielle de Google

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Est-ce qu’un robot, une intelligence artificielle, peut être un artiste ? Une question évidemment provocatrice, mais face à laquelle les réponses ne sont plus si évidentes. En avril, un programme avait réussi à apprendre, en l’analysant, le style de Rembrandt et à peindre un tableau nouveau, inédit, mais très proche du style du maître.

Bien sûr, on ne peut réduire l’art à la simple analyse et reproduction d’un mouvement artistique ou d’un style. Pourtant, les progrès en matière d’intelligence artificielle réalisés ces dernières années sont impressionnants. Google, qui est à la pointe de ce sujet, a ainsi lancé mercredi 1er juin le projet Magenta. Le but ? Répondre à cette question : « Peut-on utiliser le machine learning [l’apprentissage des ordinateurs par l’exemple, à l’origine des percées de ces dernières années, ndlr] pour créer de l’art et de la musique qui soient convaincants ? »

Pour l’occasion, Google a également dévoilé la première création artistique de son nouveau projet, une musique de 90 secondes, rapporte The Verge. Réalisée à partir de quatre notes au piano, vous pouvez l’écouter ci-dessous. La percussion a été rajoutée par les équipes de Google pour accompagner le piano, mais n’a pas été créée par le programme.

Repousser les limites de la machine

Comme on peut l’entendre, Mozart, Beethoven et Bach sont tranquilles pour l’instant. Si ce morceau peut vous sembler très classique et vous rappeler les vieilles musiques de vos ordinateurs, il a pourtant été réalisé grâce à un réseau de neurones artificiels, une technique en vogue depuis quelques années et permettant aux programmes d’apprendre par eux-même, à partir de nombreux exemples, pour ensuite reconnaître ou créer des choses similaires, mais uniques.

Mais cette première expérience n’est rien de plus qu’une preuve de concept. Avec Magenta, Google souhaite interroger la barrière entre la machine et l’homme.

« Le machine learning est déjà utilisé intensivement pour comprendre du contenu, pour la reconnaissance de langage et la traduction. Avec Magenta, nous voulons explorer un autre pan : développer des algorithmes qui peuvent apprendre à générer de l’art et de la musique », écrit Douglas Eck, le chercheur en charge de ce projet chez Google.

La société s’est déjà quelque peu immiscé dans ce domaine en 2015, avec la création d’un mouvement artistique, « l’inceptionnisme ». A l’origine, les ingénieurs ont développé une intelligence artificielle fonctionnant encore une fois sur le principe du machine learning et du deep learning. Après lui avoir montré des millions d’exemples de formes, la machine devait normalement reconnaître des choses précises, comme des animaux.

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