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Des jeunes de la colline Kigabiro de la commune Gishubi en province Gitega entrain d'entretenir le site touristique

Soutenir les jeunes pour leur auto-emploi

Les jeunes burundais rencontrent pas mal de défis dès leur premier pas dans l’entrepreneuriat notamment le manque de moyens financiers. Pourtant des opportunités sont offertes aux jeunes qui se regroupent en association. Les organisations recommandent de tenir en compte les besoins de la population avant de se lancer dans la création d’entreprise.

L’épanouissement des jeunes dans la vie courante ne saurait passer que par son développement. Frappés par le chômage, ils sont appelés plutôt à être des créateurs de leurs propres emplois pour s’en sortir, et non des demandeurs d’emploi. Les jeunes entrepreneurs font face à certains défis dont le manque de vision. « Les jeunes vivent du jour au jour, il leur est difficile de concevoir des projets pouvant leur garantir un lendemain meilleur », explique le représentant légal d’une église. Ceux qui ont des plans d’affaires éprouvent les difficultés liées au manque de capital pour démarrer leur business et ont besoin de crédits bancaires. « Dans le système financier formel, la condition est une hypothèque comme garantie de prêt bancaire pour accéder au crédit, que la plupart des jeunes n’ont pas encore », souligne Eric Ndayikengurutse représentant légal du Réseau des Jeunes en Action REJA. D’après ce dernier, parmi les causes du chômage chez la jeunesse se trouve l’inadéquation au niveau de la formation :« le système éducatif actuel ne tient pas compte des besoins du marché du travail, car les entrepreneurs déplorent que les lauréats des universités n’aient pas de connaissances requises pour être embauchés par ces entreprises », martèle le représentant légal du REJA.

Nécessité de solidarité entre les jeunes

« La jeunesse burundaise dispose d’un avantage avec la politique nationale de promotion des coopératives et d’ailleurs le travail des jeunes en coopérative ne date pas d’aujourd’hui », a précisé le président de la République lors d’une retraite des jeune au mois d’octobre 2020. Dans son premier discours à l’Assemblée Nationale de juillet 2020, le président burundais Evariste Ndayishimiye a signifié également que « les coopératives vont désormais bénéficier d’une somme de dix millions pour appuyer les jeunes. Toujours dans l’optique de leur donner un coup de pouce ».  Le chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye annonce qu’une Banque d’investissement pour les jeunes (BIJE) a été créé à Gitega la capitale politique du pays, pour appuyer les jeunes initiateurs de projets.

Selon le représentant du REJA « les idées de création d’entreprise doivent se baser sur le fait qu’une entreprise devrait plutôt servir de réponse aux besoins de la population. Une opportunité s’ouvre aux jeunes lorsqu’ils se mettent ensemble dans des associations, autour d’un intérêt commun pour avoir un capital de départ. » 

La base du développement des jeunes est une éducation adéquate. Les connaissances acquises devraient permettre aux jeunes d’être à mesure de concevoir des projets bancables pour enfin répondre aux besoins de la société, dont le chômage. Tant que la population a des besoins, des idées de création d’entreprise ne peuvent manquer. Les jeunes doivent pouvoir présenter aux banques ou aux bailleurs de fonds des plans d’affaires bancables pour bénéficier de financement.

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