Rester chez soi, une option pour faire face au covid-19

Le confinement constitue un moyen pour faire face au Covid-19. Toutefois, il a des effets négatifs sur le plan psychologique et mental chez certaines personnes, qu’il est indispensable de prévenir aussi ses conséquences avant de l’adopter.

Parmi les différents moyens utilisés pour palier à la propagation de la maladie à coronavirus, garder les gens chez eux en est un, comme cela a été le cas dans les premiers pays à avoir connu plus de cas de la maladie, c’est notamment la Chine (pays où les premiers cas au COVID-19 ont été testés), l’Italie, l’Espagne, la France etc. Cette mesure a abouti à des résultats positifs dans pas mal de pays. Toutefois, des pays commencent actuellement à se déconfiner. Une mesure qui n’est pas effective au Burundi mais qui n’empêche pas les burundais de s’activer pour faire face à la propagation du virus. « On peut envisager le confinement partiel ou total pour palier à la maladie, » note le professeur Theodore Niyongabo au nom du comité national scientifique pour la riposte au Covid-19.

L’auto-confinement pour se protéger

Des mesures de lavage de mains, la disponibilité des kits de lavage de mains dans des endroits publics, la distance physique, éviter de se saluer par de contacts corporels, tousser au pli du coude etc., sont des mesures qui malheureusement semblent être oubliées, alors que la pandémie reste toujours présente. « Ça fait un mois que je ne vais pas à l’Eglise de peur d’être contaminé. C’est une décision personnelle, car même si le gouvernement a pris des mesures, nous aussi devons prendre des mesures contre le Covid-19. » Témoigne un homme d’une cinquantaine d’années, et d’ajouter « je suis chrétien et je sais que notre Dieu est miséricordieux, il ne va pas m’en vouloir. Et d’ailleurs, j’ai vu que les messes à Rome sont célébrées sur des écrans de télé. »

 « Maman nous a déjà dit que nous devons jouer sur notre balcon pour éviter le coronavirus et surtout éviter de toucher qui que ce soit. » Précise Junior un enfant de 9 ans avec un petit ballon dans ses mains. « Moi je ne préfère sortir que quand je suis vraiment dans l’obligation de faire des achats, ou conduire mes enfants à l’école et ma femme au travail, sinon tout ce que je fais, je le fais étant à la maison même si cela ne suffit pas. » souligne J.N.

 Le télétravail, une autre piste de solution

Certaines organisations comme le système des nations unies au Burundi ont opté, pour la limitation de son personnel qui se rend au bureau afin de faire face à la pandémie, la stratégie de télétravail. « Nous devons éviter les mouvements non nécessaires pour éviter la propagation de la maladie à coronavirus mais également pour notre protection. » martèle Eric N. L’association des employeurs du Burundi AEB souligne que la réduction des contacts pourrait être envisagée par d’autres sociétés en privilégiant le télétravail ou le travail alterné.

Garder le moral en cette période du Covid-19

Travailler à domicile peut procurer aux travailleurs un sentiment d’isolement, d’allongement et de brouillage des limites entre travail et vie personnelle. L’employeur doit s’assurer que les travailleurs maintiennent le contact avec leurs collègues et penser chaque fois à faire le bilan régulier par téléphone, web, mail ou courrier de chaque travailleur. Comme il est proposé par l’AEB.

La présidente de la plate-forme des intervenants en psycho-social et en santé mentale, Annick Nikokeza, propose que les parents se rapprochent de leurs enfants pour s’assurer qu’ils ont des informations suffisantes sur le coronavirus. Il faut aussi pratiquer des activités sportives au lieu de rester les yeux rivés sur son écran à avaler des informations qui sont parfois même erronées. D’autant plus que beaucoup de gens tirent les informations de différentes sources parfois non crédibles et non officielles.

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