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Méfiance des commerçantes envers le port du masque

Le port du masque chez les femmes exerçant le commerce transfrontalier reste un défi à surmonter. Au sein de l’Association des Femmes Entrepreneures du Burundi des séances de sensibilisation s’avèrent nécessaires.

Des femmes qui exercent le commerce transfrontalier éprouvent des difficultés de porter leurs masques et en même temps travailler convenablement comme témoigne Aisha Ndikumana de la province Muyinga « je suis dans l’impossibilité de porter le masque toute la journée. Et d’ailleurs je pense que porter le masque plusieurs heures sans respirer de l’air libre, nous apporte d’autres maladies à long terme ». Claudine Ndayizeye signifie que le masque lui fait mal surtout qu’elle est asthmatique. Daphrose Minani note : « porter ou ne pas porter le masque c’est la même chose, parce que je suis sûre et certaine qu’il n’y a aucun moyen de se protéger du coronavirus qui se transmet par voie respiratoire. Seulement, il faut prier le bon Dieu. ». Pour Lydia Kaneza, avec un bébé de quatre mois au dos, elle se demande : « je peux porter le masque, mais est-ce que je vais avoir un masque à donner à mon nourrisson pour le protéger d’autant plus que je ne peux pas le laisser à la maison ». D’autres femmes pensent que cette maladie n’existe pas, mais plutôt serait une invention de certaines gens. Pour certaines femmes burundaises qui vont en Tanzanie, elles parlent de la non obligation du port du masque dans les pays frontaliers avec le Burundi.

Ces femmes conscientes du danger qui les guettent, soulignent qu’elles préfèrent multiplier les mesures d’hygiènes dont le lavage des mains à l’eau propre et au savon comme il est recommandé par les autorités d’autant plus que l’échange de la monnaie lors de paiement des marchandises reste toujours un moyen de transmission.

Au sein de l’Association des Femmes Entrepreneures du Burundi AFAB, Immaculée Nduwayo parle de séances de sensibilisation qui seront organisées pour rappeler le port du masque comme moyen de prévention contre la propagation de la covid-19, sans toutefois mettre en cause leur commerce

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