L’ONU préoccupée, le Burundi connaît plus de visites du Conseil de Sécurité que tout autre pays selon Samantha Power.

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Samantha Power

A l’issue de la visite de deux jours au Burundi de la délégation du conseil de sécurité, clôturée ce vendredi 22 janvier, l’ambassadeur Samantha Power, membre de ce conseil, a livré ses impressions sur la crise au Burundi et la position du gouvernement sur certaines questions dont les media, les négociations, l’envoi des troupes de l’union Africaine au Burundi.

Samantha Power dit que la situation n’a cessé de se détériorer depuis avril 2015 : « Je viens de faire 3 voyages au Burundi depuis avril 2014. J’ai pu lire la liste des Organisations de la société civile et certaines personnalités. Après, beaucoup ont fui le pays. La tentative d’assassinat de Pier

re Claver Mbonimpa a été un crime grave, annonciateur de danger sur les voix indépendantes. » Fait savoir l’Ambassadeur des USA aux Nations Unies. Suite à la peur causée par l’insécurité surtout à Bujumbura, Power souhaite le retour au calme. « Nous avons appelé le Gouvernement au dialogue afin d’aider la population à se sentir en sécurité pendant la nuit, éviter que les habitants de Bujumbura retrouvent les corps sans vie, de voisins ou membres de leur familles dans les rues le matin. »

Un mot sur les négociations. Pour Samantha, dans l’histoire récente de vingt dernières années du Conseil de sécurité, c’est pour la première fois qu’il effectue deux visites dans un même pays et dans un temps aussi court : « Nous espérons que la situation pourrait être sous contrôle. Mais pour y arriver, il faut que la médiation ougandaise s’active dans des négociations inclusives et urgentes. Il n’est pas évident que cette médiation puisse aboutir à des résultats concrets. La délégation du conseil de sécurité souhaite une volonté réelle du gouvernement à participer dans ces négociations incluant les personnes aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du pays. » Elle souligne l’intérêt pour les parties en conflit à se référer à l’Accord d’Arusha pour résoudre la crise.

Parmi les points discutés avec le Président de la Répu

blique figure la possibilité d’envoi des troupes de l’Union Africaine pourtant décriées par le Burundi. « Nous allons rencontre l’union africaine demain et nous savons que le gouvernent a refusé cette proposition. Mais nous insistons pour qu’il fasse un pas en faveur du déploiement des observateurs dans un premier temps. S’il croit que la communauté internationale dispose des fausses informations à cause des medias, accepter les observateurs indépendants, c’est une meilleure voie pour contribuer à la résolution de la crise. Notre engagement est de demander à l’Union Africaine de convaincre le Burundi pour le soutien de la communauté internationale dans l’intérêt du peuple burundais. »

L’ambassadeur Samantha dit être aussi touchée par les médias fermés. Pour elle, les médias indépendants aident tout le monde car ils coupent court aux rumeurs. Penser à les détruire, comme remède aux problèmes, peut aussi conduire à les renforcer.

 

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