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Les visites des chutes de Mwishanga reprennent de plus en plus

Les chutes de Mwishanga constituent un patrimoine culturel et une zone d’attraction touristique de renom au Burundi. Toutefois, en raison des crises récurrentes qu’a connues le pays, le nombre des touristes à diminué sensiblement. Avec le retour pro agressif à la paix et l’implication des natifs de la région, les visiteurs reviennent lentement.

Les natifs de la province Rutana sont fiers du patrimoine culturel dont dispose cette province du sud-est du pays des régions naturelles du Buyogoma et du Kumoso. En dehors des sites touristiques de Karera (ou chutes de Mwishanga) ainsi que les failles de Nyakazu, la région a depuis longtemps constitué une zone d’affluence de gens qui venaient s’approvisionnent en divers produits. « Dans le temps, Mwishanga était un centre commercial très actif, et gens venaient de tous les coins pour y développer diverses activités, » précise Léandre Budigi natif de Mwishanga de la commune Musongati. Il regrette néanmoins qu’avec les différentes crises qu’a connues le pays, certaines infrastructures ont été touchées notamment les routes d’accès, les câbles électriques etc.

Un bien commun à protéger par tous

« Nous connaissons actuellement un temps de relève depuis 2014 avec l’attention particulière de l’Etat à développer les sites touristiques ainsi que la participation des natifs de la région qui voudraient changer le visage de leur origine en implantant des services d’accueil dont les hôtels pour les touristes », note Léandre Budigi. Selon les habitants de la province de Rutana, les monuments de l’est non seulement reflètent la beauté du Burundi, mais aussi sont un « don divin ». La population de la région en particulier et du Burundi en général devraient en tirer profit. « Quand une infrastructure naturelle est dans la région, les gens devraient en bénéficier d’une manière ou d’une autre » martèle Budigi.

Les guides touristiques au niveau des chutes de Mwishanga indiquent qu’après la crise sociopolitique de 2015, les chutes sont pour le moment de plus en plus fréquentées. « Actuellement nous accueillons par semaine entre 300 à 500 personnes qui viennent visiter, » précise l’un d’eux. Chaque touriste paye 200 francs burundais s’il est natif de la province, 5000 francs pour les autres burundais tandis que pour étrangers c’est 20.000 francs burundais.

Protéger l’environnement du site

En dehors de la route qui doit être aménagée pour faciliter la tâche aux touristes qui désirent visiter ce site, celui-ci doit être entretenu en préservant les sources d’eaux par des actions de protection de l’environnement en général et du site en particulier. Une attention particulière devrait en effet porter sur la protection des bassins versants des sources de ces chutes le programme national EWE BURUNDI URAMBAYE devrait s’impliquer de manière soutenue. »

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