Les victimes de la fermeture de la Maison Shalom demandent la réouverture de ses projets.

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Ecole paramédicale St Michel de Ruyigi (Déjà suspendue)

La Maison Shalom avait non seulement les œuvres à caractère social comme les écoles et les hôpitaux, mais aussi, il avait des institutions génératrices de revenu. La Maison Shalom avait institué une micro-finance en faveur des gens pauvres mais économiquement actifs. Iteka Micro-finance, projet de la Maison Shalom, octroyait des crédits à des personnes qui se regroupent ensemble (crédit collectif) pour réaliser une activité quelconque. Avec la suspension des activités de la Maison Shalom, les projets des bénéficiaires d’Iteka micro-finance tombent en ruine parce qu’ils ne peuvent plus avoir des crédits. De même, cette institution, ayant fermé les portes, n’a plus d’accès à ses clients pour le recouvrement des crédits qui étaient déjà octroyés.

Pour Désiré NDIHOKUBWAYO, analyste des crédits dans cette institution financière trouve que c’est tout le système financier des bénéficiaires qui en souffre. Le personnel plient les bagages, leurs sentinelles et d’autres embauchés démobilisés ; il n’y a plus de revenu dans leurs familles respectives.

Vue les bénéficiaires des projets de la Maison Shalom, Désiré NDIHOKUBWAYO demande l’annulation de la décision de suspendre les activités de la Maison Shalom. « Quand bien même la présidente de la Maison Shalom aurait participé dans les manifestations, la présidente de la Maison Shalom et la Maison Shalom sont deux choses séparée du point de vue de la loi. La première est la personne physique et la seconde la personne morale. Chacun est responsable de ses actes. Il aurait fallu sanctionner la personne physique » ; répond-il à la question que la Maison Shalom a été fermée parce que Margueritte BARANKITSE aurait participé dans les manifestations contre le troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA.

L’avis est le même pour le Directeur de l’école paramédicale Saint Michel de Ruyigi, autre projet de la Maison Shalom. Pierre RWABIGOMA trouve que la mesure n’a pas été bien repensée. « La Maison Shalom c’est pas un seul individu. La Maison Shalom c’est toute une communauté, c’est la population, c’est le personnel et alors on a fait que sanctionner tout ce monde-là alors qu’il fallait que l’on arrive à sanctionner un seul individu mais pas tout le monde » ; regrette-t-il.

 

 

Source: Infosgrandslacs

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