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Les stations d’essence dans les quartiers résidentiels, un réel danger

Des habitants de la mairie proposent la délocalisation des stations d’essence implantées près des maisons d’habitation pour éviter les incendies éventuels. Le ministère en charge de l’énergie promet qu’une délocalisation pourrait être envisagée là où le danger est réel.

Les habitants proches des stations d’essence se disent préoccupés par l’implantation de telles infrastructures non loin des maisons d’habitation. Ces stations d’essence pourraient être à l’origine de catastrophe au cas où un incendie se déclarerait. « Toutes les habitations construites aux environs des stations d’essence partiront en fumée et les dégâts seront énormes », précise N.P, habitant non loin d’une station d’essence au sud de la ville de Bujumbura.

Ces habitants notent que les services en charge d’intervenir en cas d’incendie accusent une insuffisance de moyens pour faire face à une catastrophe d’une envergure pareille. « De tels cas surviennent quand personne ne s’y attend, mais aussi les équipements pour limiter les dégâts sont douteux, sans oublier la lenteur dans les interventions », martèle un sexagénaire D.K.

Des mesures s’imposent

Le gouvernement doit s’impliquer pour d’abord arrêter les chantiers de construction des stations d’essence en cours dans les ménages, mais aussi envisager une délocalisation immédiate des stations d’essence qui présentent un risque de catastrophe. « Les stations doivent être construites dans des endroits plus ou moins éloignés de nos maisons d’habitation et les services habiletés doivent suivre de près les constructions », souligne Léonard Nimubona de la zone Musaga, au sud de Bujumbura.

Selon ces habitants, les stations d’essence déjà construites devraient être équipées de matériel anti-incendie. « Les propriétaires des stations doivent équiper leurs infrastructures de manière à prévenir autant que faire se peut les dangers ; le plus important c’est de veiller aux installations électriques qui sont souvent la cause d’incendies », précisent Léonce Bigirimana, un autre habitant de Musaga.

 La sécurité de la population d’abord 

Le ministère ayant la sécurité dans ses attributions Gervais Ndirakobuca précise qu’une commission interministérielle a été créée pour inventorier tous les risques de catastrophe. « Cet organe se chargera d’évaluer les probables dégâts pour enfin envisager une délocalisation de la station d’essence en cause et enfin dégager une solution. Si l’on constate que cette station menace la sécurité des citoyens, rien n’empêcherait de la délocaliser pour prévenir les dangers », note-t-il.

Le ministère annonce également l’existence d’une loi portant création d’un fonds pour appuyer dans la lutte contre les catastrophes au Burundi, le reste étant de la doter des moyens lui permettant d’être mise en œuvre.

Rappelons que dans la nuit du 20 janvier 2020, un incendie s’est déclaré dans une station d’essence Kobil sise la gare du nord, au nord de Bujumbura dans la zone Gihosha ; huit véhicules et trois pompes ont été tous calcinés. Selon les sources qui étaient sur les lieux, les dégâts auraient été énormes si les réservoirs contenaient du carburant.

 

 

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