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Les femmes exerçant le commerce transfrontalier à Muyinga déplorent le manque des devises suite au Covid-19

Contraintes de passer leurs commandes par téléphone ou réseaux sociaux à la suite de la pandémie du Covid-19, les femmes exerçant le commerce à travers les pays d’Afrique de l’Est sont confrontées au manque des devises en cette période où les frontières terrestres et maritimes sont fermées.

Ces femmes exerçant le commerce transfrontalier en province Muyinga font face à de nombreux défis en cette période de la pandémie où les frontières terrestres et maritimes sont fermées depuis le mois de janvier dernier.

La situation du commerce chez ces femmes a été aggravée par la rareté ainsi que la cherté des devises surtout le dollar qui est la monnaie utilisée pour passer leurs commandes de marchandises. Ce phénomène fait que les marchandises deviennent chères sur le marché. « Le taux de change monte du jour le jour : le taux officiel est de 2200 francs burundais, et là aussi caractérisé par une forte instabilité. » Souligne Audacienne Niyonzima.

Nombreuses d’entre ces femmes opérant dans différents marchés de la province Muyinga affirment également avoir opté de passer leurs commandes de marchandises sur des téléphones portables ou sur mail ; ce qui fait qu’elles ratent leurs occasions de marchander sur les prix mais également sur la qualité des marchandises livrées. « A défaut de pouvoir nous rendre nous-mêmes sur le marché, nous perdons beaucoup de chose. D’abord on ne peut pas négocier le prix sur le téléphone. » Regrette Aisha Aminata.

Les personnes touchées par le coronavirus ne sont pas uniquement les femmes exerçant le commerce transfrontalier puisque même les transporteurs opérant à la frontière burundo-tanzanienne de Kobero dénoncent la précarité des conditions de travail suite aux frontières fermées.

Ces femmes appellent les pouvoirs publics à la réouverture des frontières mais en renforçant en même temps les mesures barrières contre le COVID-19 au niveau des frontières.

La province de Muyinga partage en grande partie sa frontière avec la Tanzanie. Seule la frontière de Kobero est le point de transit de 90% des marchandises qui entrent dans le pays.

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