Le tambour: Une opportunité qui traine à se concrétiser chez les tambourinaires

Le tambour burundais déjà reconnu par l’UNESCO  comme patrimoine mondial immatériel  protégé n’a pas encore atteint le stade de faire vivre les tambourinaires qui vivent de ce métier. La mesure interdisant l’exhibition du tambour dans certaines cérémonies comme le mariage et la dot sans payer constitue aussi une entrave pour les tambourinaires qui pouvaient s’autofinancer après avoir presté dans des festivités privées. Du coté du ministère de la culture l’importance du tambour  dans la construction du pays est incomparable.

 A l’occasion de la célébration de la fête du tambour au Burundi pour la troisième fois, les différentes déclarations n’ont cessé de montrer l’engagement du gouvernement du Burundi à promouvoir le tambour. Aimable Nkunzumwami, il est  directeur général de la culture au sein du  ministère de la culture et du sport «  Le tambour burundais ne cesse de briller sur la scène tant nationale qu’internationale, dans les cérémonies et les rencontres mondiales. Ce qui redore l’image de notre pays. » Quant à Pelate Niyonkuru ministre ayant   la culture et le sport dans ses attributions  souligne «  Nous aimerions rappelé le rôle du tambour dans la cohésion et la réconciliation  des burundais malgré les divergences. Le jeu du tambour n’est pas une simple cérémonie de divertissement mais  les tambourinaires donnent plus d’enseignements qui éveillent les consciences chez les burundais  (les valeurs, l’esprit patriotique la protection de l’environnement, l’éducation etc.,). Nous interpellons aux tambourinaires à rester toujours attacher à cette culture. Quand nous parlons de la promotion du tambour, nous n’oublions pas que les tambourinaires peuvent y tirer profit grâce à des devises des touristes qui visitent le pays. »

Néanmoins, du coté des tambourinaires, un désespoir s’affiche « Quand nous traversons la frontière, c’est à ce moment que nous comprenons que nous avons une culture mieux  appréciée car tout le monde est content nukumva umurisho w’ingoma z’uburundi. Il arrive que nous jouions plus de deux fois dans des compétitions internationales. » Souligne un tambourinaire. Selon les mêmes tambourinaires, le jeu du tambour ne peut pas les faires vivre « Nous jouons le tambour à cause de  notre attachement à la culture sinon financièrement ce n’est pas rémunérant. ».

La mesure du gouvernement portant interdiction du jeu du tambour dans différentes cérémonies est venue pour empirer la situation «  la mesure ne nous avantage  en en rien parce que  auparavant après notre prestation dans les fêtes on rentrait avec quelque une somme dans la  poche pour subvenir à nos besoins. Et c’était aussi un moyen de nous équiper en matériel dont nous avons besoin. Nous demandons au gouvernement de nous appuyer d’avantage car même un tambour peut s’acheter jusqu’à plus de cinquante mille mais également penser à l’augmentation des pépinières d’arbres d’Umuvugangoma »

Depuis le 26 au 30 novembre l’année en cours, était ouverte officiellement une semaine dédiée au tambour. Une  fête célébrait  pour la troisième fois au Burundi depuis l’adoption du tambour burundais comme patrimoine mondiale immatériel par l’Unesco en 2014.

 

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