Le COVID-19 : Des images pour informer ?

La pandémie du coronavirus qui secoue le monde suscite la peur, le stress et même la psychose. Les gens souvent désemparées, toute source d’information étant bonne pour s’« informer ». Selon les spécialistes de la santé et de psycho-sociologie, les images peuvent désorienter la société et porte atteinte à la dignité humaine.

Depuis le 31 mars 2020, 2 premiers cas de COVID-19 ont été testés positifs au Burundi. Les images des personnes supposées diagnostiqués ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, un moyen de prévenir pour certains, contre la déontologie et la loi pour d’autres.

Le ministre de la santé publique et de lutte contre le Sida  s’insurge en faux contre cette habitude de divulgation des images. « La diffusion des images des gens qui auraient été diagnostiqués positifs ou suspects est une mauvaise habitude. Chez les professionnels de santé, divulguer de telles images est contre l’éthique et la déontologie médicale ». Rappelle le ministre Thaddée Ndikumana. Le ministre souligne également que ceux qui l’on fait ont peut-être prêché par ignorance.

Au niveau de la plate-forme des intervenants en psycho-social et en santé mentale, « Dans la mesure où les gens perçoivent la maladie comme un danger réel pour leur vie, ce danger suscite également la peur de l’autre qui débouche sur une réaction de survie » martèle Annick Nikokeza, présidente de la plate-forme.

Des conséquences s’annoncent

« Au niveau relationnel, on peut observer des situations de stigmatisation chez les personnes contaminées de peur de contaminer la société ou l’entourage. Il y a aussi un sentiment de culpabilité chez les personnes qui accompagnent les personnes infectées. » Précise Annick Nikokeza. Le flux d’informations qui circulent sur les réseaux sociaux ne laisse sans consequence la santé mentale celle des patients que des non patients.

Piste de solutions

Pour pallier à cette pratique, la présidente de la plate-forme propose aux parents de toujours approcher leurs enfants pour s’assurer qu’ils ont des informations sur cette pandémie. Il faut aussi pratiquer des activités sportives au lieu de rester les yeux rivés sur son écran à avaler des informations qui sont parfois même erronées.

Comme remède les gens doivent savoir gérer les informations et s’assurer qu’ils ont des sources fiables. Il en appelle aux gens d’éviter la stigmatisation mais plutôt de suivre les mesures d’hygiène prise par le ministère de la santé publique et de lutte contre le Sida.

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