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L’accès à l’eau, un réel casse-tête dans certaines localités de la mairie de Bujumbura

Certains quartiers de la municipalité de Bujumbura sont confrontés à une pénurie d’eau potable. Ces habitants doivent effectuer de longues distances pour en trouver ou alors paient des sommes assez importantes pour en acheter. La Regideso parle d’un projet d’adduction en eau pour relever ce défi.

L’accès à l’eau potable est devenu problématique pour des citadins de certains quartiers de la ville de Bujumbura, comme c’est le cas chez certains habitants du quartier Ruziba de la zone Kanyosha en commune urbaine de Muha, qui regrettent qu’ils doivent faire la queue aux robinets publics pour s’approvisionner lorsque ces derniers ne sont pas à sec. D’autres effectuent de longues distances « quand on a besoin d’eau, nous devons nous rendre au-delà de la rivière Mugere ou dans les collines avoisinantes. Un bidon de vingt litres coûte cinq cent francs voire plus » se plaint L.Y. Les restaurateurs également déplorent que ce manque d’eau entrave leurs activités « nous devons débourser jusqu’à quatre mille francs burundais car nous utilisons une quantité énorme d’eau par jour ». Des habitants proches de la rivière Mugere près de la route menant vers Rumonge, soulignent quant à eux puiser directement à la Mugere « suite au manque d’eau nous recueillons de l’eau de ruissellement et nous nous rabattons sur celle de la Mugere qui est impure car contenant des microbes et des restes d’animaux provenant de l’abattoir situé près de cette rivière. » martèle O.B. Le même phénomène de pénurie d’eau s’observe aussi au nord de la ville de Bujumbura au quartier Gahahe de la zone Rubirizi où des habitants s’insurgent contre les coupures d’eau « nous sommes alimentés en eau potable une fois seulement par semaine. Toute la journée les robinets sont à secs. Nous sommes obligés de nous réveiller pendant la nuit pour remplir nos récipients ».

Un risque accru de maladies liées au manque d’hygiène

« Nous buvons et nous cuisinons avec de l’eau non potable. Nous craignons que des maladies des mains sales dont le choléra qui est récurrent lorsqu’il y a manque d’eau à Ruziba, ne puissent apparaître. De plus, la prévention du coronavirus est impossible car cela exige de nous laver les mains le plus souvent possible. » note monsieur P.M. « Les cheveux de nos enfants présentent des signes de Kwashiorkor. Nos enfants souffrent de vers intestinaux » signale A. N.

Ces habitants de la municipalité de Bujumbura demandent à la Regideso de leur disponibiliser de l’eau potable en quantité suffisante et en permanence, pour une amélioration de leurs conditions de vie.

Projets d’adduction d’eau comme solution

La direction générale de la Regideso indique être au courant de cette pénurie et la justifie par de mauvaises installations des conduites d’eau. « Nous utilisons des pompes pour distribuer l’eau dans les quartiers périphériques ainsi que ceux se trouvant sur des pentes. Lorsqu’il y a des coupures d’électricité, il faut au moins un jour ou deux pour remplir les réservoirs » explique le directeur général de la Regideso Jean Albert Manigomba. Ce responsable fait également allusion à l’expansion de la ville de Bujumbura comme l’autre cause de ce manque d’eau observé « la pénurie est une situation généralisée dans la ville de Bujumbura. Nous procédons au rationnement de l’eau dans différents quartiers pour partager le peu que nous avons. » martèle Jean Albert Manigomba. Tout de même cette autorité ajoute que la société prévoit dans quatre ou cinq mois résoudre ce problème par des projets d’adduction d’eau dont l’un des projets prendra source à Kabezi et l’autre à Rugazi. Même si le directeur général de la Regideso n’exclut pas que ses activités pourraient enregistrer du retard suite au coronavirus, d’autant plus qu’une partie du matériel est importé.

 

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