La préservation de la langue maternelle, devoir de tout un chacun

« Ijambo ryubaka », c’est le nouveau livre de trois cent proverbes de Zénon Manirakiza récemment présenté officiellement. Subdivisé en six chapitres, l’auteur précise que son objectif est de promouvoir la langue nationale ainsi que la culture du Burundi. L’auteur appelle aux burundais à aimer le pays est ses coutumes.

A l’occasion de la présentation officielle de son livre « Ijambo ryubaka » ou « la parole édifiante », Zénon Manirakiza, auteur du livre, précise que son objectif est de promouvoir la langue nationale et la culture  du pays en ramenant les consciences   sur l’essentiel. La parole est à l’origine de tout selon lui, et la parole a bâti le Burundi et continu à le bâtir. Il regrette la perte du système de valeurs chez les burundais, un phénomène qui date depuis l’indépendance et par la suite les évènements malheureux qui ont secoué le pays. « Aucun pays du monde ne s’est développer en ayant négligé ses valeurs culturelles et sa langue maternelle, la promotion de la langue maternelle fait partie intégrante des stratégies de développement intégrale et développement humain. Les ainés occupent une place importante dans ce processus d’acculturation. Des pays développés comme la chine, le Japon, la Corée, la Suède ont gardé leur langue pourquoi pas le Burundi! » souligne-t-il.

Les jeunes au centre de la promotion de la culture

L’espoir de toute une nation repose sur la jeunesse. Zénon Manirakiza apprécie les efforts fournis par  les jeunes  qui selon lui, certains d’entre eux  parviennent à hisser les couleurs nationale dans les différentes compétitions. Néanmoins, il déplore d’autres jeunes qui sont souvent emportés par différents courants à l’ère de la communication tous azimuts : « il y en a malheureusement ceux qui tombent et qui ont même du mal à se relever », déplore-il. La jeunesse doit être appuyé et soutenue par les ainés pour construire la nation.

Quant au linguiste Denis Bukuru, ce livre est d’une grande utilité, car tout est autour de la parole. La grande question qui se pose  aujourd’hui est que les parents ne sont pas inquiets quand leurs enfants ne parlent pas la langue nationale. »

Différents textes légaux et règlementaires sont en langues étrangères

L’auteur du livre se dit préoccuper par le fait que différentes lois et conventions ratifiées par le Burundi sont écrites dans les langues autre que le kirundi. Les burundais ont tendance à montrer la langue maternelle comme une langue difficile à parler et des non civilisés. Le linguiste Denis Bukuru déplore le fait que la constitution ne prévoit pas que tous les textes de loi soient d’abord confectionnés en kirundi. Zénon Manirikaza se dit choquer de voir des burundais qui échangent en d’autres langues alors que tous comprennent le kirundi.

Le représentant du ministre de l’intérieur  salue le travail abattu par Zénon Manirakiza et précise que d’autres burundais  devraient emboîter le pas pour multiplier de nombreux ouvrages qui valorisent la culture et les coutumes du pays.

Ce livre «  Ijambo ryubaka » se subdivise en six chapitres et contient environ trois cent proverbes rundi. Son auteur interpelle tout un chacun de  lire ce livre afin de  revenir sur  la valeur de l’Ubuntu.

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