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Immersion dans les écrits de Martin Ndayahoze

martinndayahoze

Un nom n’aurait pas été plus à l’opposé de son détenteur. Ndayahoze (je garde mes pensée,ndr) n’a pas ménagé ni sa plume ni sa voix pour dénoncer, mettre en garde, et prodiguer des conseils clairvoyants à ses compatriotes. Extraits de quelques passages lumineux.

Sur l’organisation de la Révolution

« La Révolution réclame de sélectionner sévèrement et de discipliner ses milices. Et surtout, de rompre radicalement avec le passé : car ‘‘aux temps nouveaux, des hommes nouveaux’’. »

Sur le karma

« Ma conviction est que ces gens qui veulent faire couper la tête aux autres injustement ne resteront pas longtemps impunis : la Révolution les écrasera un jour. »

Sur les arrestations arbitraires

« On devrait bannir la manie de coffrer les gens avant que leur culpabilité ne soit établie ; car l’innocent qui y passe croit tout de suite à la complicité des organes de vigilance dans l’injustice endurée.»

Sur la bonne gouvernance (la méritocratie)

« Ce que veut le peuple, c’est le pain, la paix et la justice, l

e reste faisant l’objet d’une concurrence loyale. »

Sur la politique de développement

« …pour le Tiers-Monde, le développement est une course contre la montre, qui réclame un système dynamique, ordonnateur et révolutionnaire. Sans aucun doute, le socialisme est la planche de salut des pays sous-développés. »

Sur le tribalisme au Burundi

« D’emblée, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que c’est la classe aisée qui renferme le virus du tribalisme [… ]. Ce sont des cadres peu méritants qui, pour se maintenir ou pour se hisser à certains postes convoités, ont besoin de pistons, d’astuces et d’artifices… »

« Aujourd’hui, le racisme est un faux problème, car il n’est

fondé sur aucune donnée réelle : physique, intellectuelle ou sociale […]. Le tribalisme est un problème de sous-développement (économique et politique, ndr)»
«En réalité, il n’existe au Burundi ni tribu, ni race, ni ethnie. Il existe simplement un problème. »

« Il est illusoire de chercher dans le problème hutu-tutsi l’origine de tous les maux, l’explication de toutes les difficultés, comme si les pays qui n’ont ni Hutu ni Tutsi ne connaissent aucun problème. »

Sur la Constitution

« Le fait de ne pas avoir de Constitution est un passif lourd de notre régime qui donne une odeur d’arbitraire à toute notre action. »

Sur l’intégration régionale et la souveraineté nationale

«La constitution d’une communauté (régionale, ndr) est un impératif majeur pour nous, sous peine de rester spectateurs du décollage économique des voisins ; il faudrait par une politique mûrement réfléchie sacrifier même s’il le faut notre souveraineté pour une bien plus grande faveur non seulement de notre génération mais même de la postérité. »

Sur l’égalité

«…de tous les fléaux qui divisent l’espèce humaine, l’un des plus répugnants et des plus absurdes reste la discrimination : prétendre qu’un homme, une femme ou un enfant soit inférieur à d’autres par le teint de sa peau, de sa région d’origine ou un autre caractère ethnique, c’est forcément l’esprit d’un malade ; et toutes les voix des hommes honnêtes doivent s’élever contre cette perversion intolérable.»

 

 

 

Iwacu

 

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