Environnement : Des sanctions contre les fabricants et vendeurs des emballages non biodégradables en vue ?

Le gouvernement met en garde les vendeurs des sachets après que le délai de 18 moins qui avait été fixé comme date buttoir ait déjà écoulé. Les fabricants des emballages biodégradables plaident pour un strict contrôle des produits qui entrent dans le pays alors qu’ils sont emballés dans des sachets et dans des plastiques.

Dans sa rencontre avec les importateurs et les commerçants des emballages non biodégradables ainsi que les fabricants des emballages à base des produits dégradables, le ministre ayant l’environnement dans ses attributions Deo Guide Rurema leur rappelle que la mise application du décret de 2018 portant interdiction de l’importation, de la fabrication, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets et d’autres emballages en plastique est un travail de tout un chacun.

Les fabricants trouvent que plutôt le gouvernement devrait suivre de près d’autres articles qui franchissent les frontières alors qu’ils sont emballés dans des sachets non biodégradables notamment les papiers hygiéniques et autres. « Il faut un strict contrôle surtout au niveau des frontières des papiers hygiéniques qui entre au Burundi », souligne le représentant de la société Nikaj Vianney Harerimana.

Le ministre Deo Guide Rurema note que le décret numéro 100/099 de 2018 préconise dans sa réserve que certaines usines à caractère médicale ou de l’éducation garantie une autorisation exceptionnelle pour le matériel importé emballé dans des matières en plastique.

« Nous avons importé une machine qui a une capacité de broyer 144.000 bouteilles en plastiques en une heure. Nous avons même adopté une stratégie de collecte des plastiques qui sont jetés ici et là, mais nous constatons que nous avons encore du pain sur la planche pour atteindre notre objectif. » martèle le représentant de Liquid.

De son côté le ministère de l’environnement conseille plutôt aux usines et sociétés qui vendent des produits avec emballages en plastiques de bien sensibiliser leurs clients pour qu’une fois qu’ils retournent pour s’approvisionner, puissent se munir des plastiques et sachets hors d’usage.

Le ministre de l’environnement met en garde les commerçants qui importent les sachets de façon frauduleuse ainsi que les fabricants des emballages non biodégradables dans la clandestinité, et d’ajouter que des mesures contraignantes assorties même des sanctions vont être prises.

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