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Encore une année d’enquête sur le Burundi

Le conseil des droits de l’homme des Nations-Unies a prolongé d’une année le mandat de la commission d’enquête sur le Burundi. Elle a pour mission d’enquêter sur les cas de violation des droits de l’homme. Le gouvernement burundais déplore une prorogation de ce mandat car pour lui la commission n’a plus de travail étant donné que d’autres commissions sont à l’œuvre pour traiter de telles questions.

Créé en 2015, avec comme mandat d’enquêter sur la violation des droits de l’homme au Burundi, cette commission n’a jamais été reconnue par le gouvernement burundais estimant qu’elle n’avait aucune raison d’être, en la taxant d’être instrumentalisée à des fins politique.

La question des droits de l’homme crée son attention

Dans un communiqué publié sur son site web, l’objectif à la base de cette prolongation, est de permettre à la commission de poursuivre ses investigations sur les violations des droits de l’homme et d’identifier leurs auteurs. Le conseil des droits de l’homme des Nations-Unies « condamne tous les actes de violation des droits de l’homme commis dans le contexte du récent processus électoral ainsi que l’impunité généralisée. » Le conseil se dit également préoccupé par les conditions de vie difficiles des burundais exilés dans différents pays de la sous-région. Les conditions nécessaires doivent être réunies pour permettre aux burundais qui le désirent de regagner leur pays. Les recommandations qui ont été formulées par la commission d’enquête dans ses précédents rapports doivent être mises en application. Elle propose au gouvernement la progression vers des signes du changement positif.

L’ambassadeur du Burundi auprès du conseil des droits de l’homme Rénovat Tabu trouve plutôt : « qu’on devrait d’abord apprécier le pas franchi par le pays en matière de renforcement, de promotion et de protection des droits de l’homme depuis les récentes élections, à tel point que le Burundi mérite d’être retiré sur l’agenda du conseil des droits de l’homme des Nations-Unies »

Un mandat qui divise l’opinion

Le parti Sahwanya FRODEBU salue la décision qui a été prise par le conseil des droits de l’homme de l’ONU de prolonger ce mandat et précise que cela serait motivé par cette volonté de vouloir une amélioration des droits de l’homme dans le pays. Cette formation politique interpelle la collaboration du gouvernement avec la commission pour apaiser les esprits. « Le gouvernement du Burundi devrait d’abord ouvrir les portes et laisser cette commission venir au pays pour vérifier si les droits de l’homme sont respectés ou non », souligne le porte-parole du parti Sahwanya FRODEBU Phenias Nigaba.

Le parti APDR souligne plutôt qu’avant le renouvellement du mandat de la commission d’enquête, on devrait d’abord saluer et soutenir le pas déjà franchi par le gouvernement avec la création des différents mécanismes en charge de la protection des droits de l’homme. « Ici nous citons que le gouvernement a déjà mis en place la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNIDH, les commissions de lutte contre le génocide et de l’unité nationale ainsi que l’institution de l’Ombudsman, qui sont des institutions habiletées pour défendre les droits de l’homme. »

Depuis 2015, le gouvernement burundais n’a jamais accepté la collaboration avec cette commission et a toujours qualifiés ses rapports de biaisés et mensongers. En 2017, cela avait même conduit à la fermeture du bureau des Nations-Unies pour les droits de l’homme, et trois membres de la commission d’enquête avaient été déclarés persona non grata par le gouvernement.

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