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Délier les langues pour mieux combattre le Covid-19

Depuis que le Covid-19 est déclaré dans certaines parties du globe est répandue comme une trainée de poudre à travers le monde, la pandémie n’a été pour certains pays, dont le Burundi malheureusement, une préoccupation locale. L’information a été dans un premier temps négligée pour devenir fortement centralisée pour des raisons obscures.

La situation telle qu’elle est aujourd’hui, ne pas communiquer devient de plus en plus impossible, le personnel soignant, menacé directement, décide de lever l’embargo sur l’information. Les structures de soins souffrent d’une carence en médicaments, matériel, y compris pour la protection du personnel.

Plus d’une trentaine de soignants testés positifs au Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, 17 à l’Hôpital Militaire de Kamenge (Ce sont les deux complexes hospitaliers du Burundi), sans parler d’autres structures largement moins équipées.

Un Docteur que nous avons interrogé n’a même requis l’anonymat : « Nous avons un contrat avec l’Etat qui nous a confié la population à qui nous devons des comptes. Ne pas informer sur la réelle situation équivaut à faillir à notre devoir et responsabilité, c’est nous qui sommes sur terrain pour évaluer la situation, elle est inquiétante ».

L’Assemblée Nationale et l’administration emboîtent le pas

« L’heure n’est plus à se voiler la face, nous devons, nous parlementaires prendre les devants pour nous faire dépister et y invitons tout le monde à travers une sensibilisation soutenue, la situation est inquiétante », lance Daniel Gélase Ndabirabe, président de l’assemblée Nationale du Burundais, lors d’une séance plénière du 13 septembre 2021.

L’administration municipale quant à elle, à travers le Maire de la ville de Bujumbura Jimmy Hatungimana, indique qu’elle va aider à faire respecter les mesures de riposte adoptées par le gouvernement du Burundi, sans exclure de faire usage des mesures contraignantes car, poursuit le maire, la situation y oblige.

Signalons que depuis la déclaration des premiers cas de Covid-19 au Burundi, les statistiques officielles n’ont jamais franchi la barre de 700 au niveau national ; aujourd’hui, ces mêmes sources officielles indiquent le nombre de cas positifs observés chaque jour tourne autour de 150.

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