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Le marché de cankuzo,une femme qui vend du haricot

Cankuzo : La Covid-19, un alibi pour spéculer sur les prix

Depuis la fermeture des frontières terrestres et maritimes par le Burundi pour lutter contre la Covid-19 au début de l’année 2021, des marchandises sont devenus chères dans la province Cankuzo à l’est du Burundi. Des acheteurs soulignent qu’il n’y a aucune raison de faire monter les prix sur les produits du moment que les marchandises entrent normalement. L’autorité provinciale annonce que des sanctions sévères seront prises.

« Nous ne produisons pas de tomates à Cankuzo. Donc c’est un produit qui entre souvent par Rusagamba, en provenance de la Tanzanie. Avant c’est nous même qui nous rendions en Tanzanie pour approvisionner le marché. Mais comme les frontières sont fermées, certains produits sont devenus chers et d’autres carrément absents sur le marché local. » Souligne Goreth Niyuhire, commerçante au marché de Cankuzo. Selon les commerçantes rencontrées au marché de Cankuzo, les relations sociales ont été aussi affectées suite à cette pandémie du coronavirus car, il s’est installé un climat de méfiance envers les femmes qui exercent le commerce transfrontalier mais qui sont pour le moment contraintes à pratiquer le commerce intérieur suite à la mesure prise par le gouvernement de limiter les va et vient transfrontaliers. Ces femmes évoquent qu’il est même difficile de faire une distanciation sociale dans leur commerce actuellement. « Nous travaillons la peur au ventre, parfois on a même souvent peur d’effectuer des déplacements. Mais comme il n’y a pas d’autres choix, il faut vaincre la peur. » affirme Marie Claire Nindorera, commerçante à Cankuzo.

Une flambée sans raison

Léonard Nzisabira, rencontré au marché de Cankuzo en train d’acheter de la farine, regrette que les produits soient chers et déplore que souvent des commerçants spéculent même s’il reconnaît que les frontières sont fermées, « que ces commerçants arrêtent de monter les prix des marchandises sous prétexte que c’est à cause de la pandémie du Coronavirus ! », poursuit-il. Quant à Prosper Nyandwi, « les commerçantes n’ont aucune raison de faire monter les prix parce que même si les frontières sont fermées, le mouvement des marchandises est autorisé ». A cette flambée des prix, les femmes commerçantes estiment que si des mesures drastiques doivent être prises par le gouvernement, les frontières devraient tout de meme rester ouvertes.

 L’autorité provinciale en appelle au strict respect des mesures

Selon le gouverneur de la province Cankuzo Boniface Banyiyezako, les mesures prises par le gouvernement burundais de lutte contre la propagation de la Covid-19 sont en train d’être mises en application mais regrette que certaines gens osent franchir la frontière dans l’illégalité.

Boniface met en garde contre quiconque sera attrapé et conseille de bien passer par la voie légale. Il reconnaît néanmoins que parfois c’est difficile de respecter la distanciation sociale dans les moyens de transport en commun. L’autorité provinciale met en garde également contre tout commerçant qui sera surpris en train de spéculer sur les prix et promet des sanctions sévères à son encontre.

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