A quand la libération de quatre journalistes et leur chauffeur du journal Iwacu

Après 17 jours d’incarcération de nos confrères du journal Iwacu ; Ce lundi 4 novembre 2019 les avocats de ces journalistes ont interjeté appel sur la décision de la chambre de conseil de maintenir en détention leurs clients. Toutefois, le monde journalistique burundais a tant clamé la libération sans condition de ces journalistes et leur chauffeur.

L’affaire commence le mardi 22 octobre 2019. Dans la matinée des combats se signalent à l’ouest du Burundi opposant les forces de l’ordre et des hommes armés venus de la République Démocratique du Congo.  Voulant des informations fouillées  sur la situation qui prévalait dans cette localité, le journal Iwacu y dépêche une équipe de 4 journalistes et leur chauffeur. Selon Abbas Mbazumutima, le rédacteur en chef adjoint, les autorités administratives sont  informées de cette descente. Toutefois, la situation ne tarde pour tourner en calvaire. Les  journalistes: Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana, Terence Mpozenzi et leur chauffeur Adolphe Masabarakiza sont donc arrêtés et leur matériel saisi par la police, direction cachot du commissariat de police dans la province de Bubanza. Jusqu’ en date du 25 octobre 2019 aucune charge ne  pèse sur eux, mais après plusieurs interrogatoires ces journalistes sont transférés au cachot du commissariat de la commune Bubanza sous l’ordre du procureur de la République à  Bubanza. Désormais, les choses tournent rapidement. En date du 26 octobre 2019, après 4 jours de détention sans aucune charge, les journalistes se retrouvent sous un mandat du procureur de la République. Au bar des accusés devant le substitut du procureur, ils sont chargés de complicité d’atteinte à la surété intérieure de l’Etat.Les doutes de recouvrir la liberté éclipsent le monde médiatique Burundais, en témoigne le transfert de ces journalistes dans la  prison centrale  de Bubanza.

A partir de ce jour tous les yeux restent braqués sur la chambre de conseil du tribunal de grande instance de Bubanza. Lueur d’espoir de courte durée. Le jeudi 31 Novembre 2019, une date qui marque le métier du journalisme au Burundi. La décision de la chambre de Conseil tombe, selon laquelle les journalistes du journal Iwacu sont maintenus en détention. Après les avocats  interjetent appel ce 4 novembre peut-être ces journalistes seront libérés. L’espoir fait vivre.

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